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lundi 11 mai 2009

J'ménerve pas, j'explique!

C'est drôle comme certains sujets reviennent dans bon nombre de blogs au même moment.

Un exemple: l'écologie et la nourriture bio.

Voila quelques jours que je réfléchis à ce billet et ce soir je trouve ça sur le blog de Chondre.

Les mêmes sujets tournent en boucle sur toutes les chaînes. Ainsi, hier (ou avant-hier je ne sais plus) une émission dans la nuit sur le bien-manger. Le bio quoi.

Tant pis. Je me lance à mon tour, sachant que je risque de me faire lapider dès que je mettrai le nez dehors.
Même pas peur!

Non je ne suis pas hostile au bio (faudait être idiote, et je ne le suis pas!).
Hostile, ça oui, à toutes les formes de dictatures.

Je ne refuse pas de manger bio mais j'ai quelques réticences et plus de questions encore.

Réticences sur le prix.
Oui, je comprends: plus de travail, plus de main d'oeuvre.
Ce qui me gêne c'est que ces prix mettent le bien-manger hors de portée de la plupart des gens.
Or, si la santé est en jeu, ne s'intéresse-t-on qu'à celle des nantis?

Ce qui me gêne aussi ce sont les affirmations alarmistes à tout va.

J'ai comme l'impression qu'on veut nous faire bien peur. Et que cette peur représente un enjeu économique.

Et puis surtout, j'ai des doutes gros comme ça!

Née à la moitié du siècle précédent, j'ai été nourrie de colorants dont on a découvert qu'ils étaient cancérigènes. Il y en avait partout, jusque dans le fromage.
On les a supprimés... puis remis en douce. Décidément le sirop pas vert à la menthe, c'était pas si bon!

Puisqu'il faut boire beaucoup, j'ai avalé des milliers de litres d'eau.
Quand je buvais l'eau du robinet on m'a mise en garde: manque de sels minéraux, accumulation de chlore et autres produits chimiques. Cancérigènes.
Je suis donc passée à l'eau en bouteille.
Maintenant on me met en garde contre le plastique des ces bouteilles. Cancérigène.
J'entends déjà certaines répliques du genre: "oui mais de ton temps l'eau du robinet en effet... blablabla... Tandis que maintenant, l'eau du robinet.... Blablablablablabla"

Les bouteilles d'eau en verre lourdes et fragiles furent remplacées par celles, légères et résistantes, en plastique.
Une bonne raison pour en avoir toujours avec soi.

J'ai dû manger de la viande quand la vache folle sévissait (mais j'en ai peu mangé car je ne suis pas fan).
J'ai mangé du poulet dont la provenance n'était pas claire (et les habitants de l'île Loin-loin continuent à faire des Voulés sur les plages avec ces poulets de même provenance obscure).
Aujourd'hui, quand je veux des fraises je reste dans l'expectative: à droite de la fraise bio venant de Pétahouchnok-Les-Bains par avion, et son impact carbone. A gauche la fraise pas-bio cultivée plus près.
Laquelle je prends?
La bio?
Et je m'assois sur l'atmosphère?
La pas-bio?
Et je m'assois sur ma santé?

Dilemme!!

Va-t-il vraiment falloir en arriver à:
1) Cultiver nos propres légumes sans ajouter ni pesticide ni engrais.
Si tu vis en immeuble, t'es mort!
2) Faire son propre compost pour remplacer l'engrais qu'on ne doit plus utiliser.
Si t'as pas de jardin, t'es mort!
3) Boire, et donc transporter l'eau en bouteilles de verre.
Si t'es pas musclé, t'es mort!
4) faire les courses avec une loupe en refusant la farine pas bio, le vinaigre pas bio, le beurre pas bio et j'en passe.
Si t'as pas de temps à perdre avec ces c**ries, t'es mort.

Je vais mourir.

Quand on sait combien de temps je passe déjà en cuisine (n'achetant que fort peu de produits dits "élaborés"), si je dois ajouter à mon emploi du temps les heures nécessaires au ravitaillement bon pour ma santé, les heures de ménage indispensables pour que l'appartement soit débarrassé de tous ses polluants, poussières et acariens. Plus les 30 minutes de marche quotidienne!

Avec tout ça, mes 5 câlins de la semaine vont sérieusement en prendre un coup (sans jeu de mots!).

Hé oui! Le Héros, né un an avant moi, et ayant profité comme moi de toutes les saloperies cancérigènes, ne semble pas atteint de quelque déficience, faiblesse ou manque de forme que ce soit....

Tu crois, lecteur, que si je le mets au bio, il va être encore plus... Fort?

dimanche 26 avril 2009

La chasse est ouverte!

C'est le printemps.... Le soleil est de plus en plus présent (si tu habites ailleurs que là où moi j'habite) et le fond de l'air devient plus doux, plus agréable.

Nous les filles, on commence à sortir les robes plus légères, les jupes plus courtes.
Une envie de teint hâlé, de jambes nues....
La chasse aux poils est officiellement ouverte.

Et jusque là, tout va bien.

Mais la chasse n'est pas déclarée qu'aux poils.

La vraie chasse, celle qui fait la fortune de tous les magazines, c'est la chasse aux kilos.

Et c'est là que je commence à m'énerver!

Hebdomadaires ou mensuels nous servent tous le même discours, avec plus ou moins de promesses: "perdez vos kilos superflus en :
* 3 jours
* en une semaine
* en un mois
*avant l'été (pour les moins audacieux)

Note bien lecteur que je m'en moque un peu des hebdos et des mensuels en question: je ne les achète pas. Je ne vais jamais chez le coiffeur non plus, évitant ainsi d'y être confrontée. Quant à mes soins dentaires, ma visite annuelle a justement eu lieu il y a un peu plus d'un mois, quand les susdits n'en étaient pas à ce chapitre dans leurs publications.

Reste la télévision! pas un écran pub sans la crème miracle ou le complément alimentaire adéquat.

Et les devantures des pharmacies, tu les as vues ces temps-ci?....

Bref! ça m'énerve!

Pour 2 raisons.

La première c'est que si vraiment toutes ces poudres de perlimpinpin, tous ces comprimés magiques, toutes ces crèmes miraculeuses étaient réellement efficaces, qui peut m'expliquer pourquoi je vois encore tant de rondeurs dans les rues?
(D'ailleurs pas besoin d'aller dans la rue, ma salle de bains et mon miroir me suffisent! Encore que je ne suis pas grosse, ni même ronde. Pulpeuse.... C'est ça, je suis pulpeuse!)

Un expert pourrait-il avoir l'obligeance de passer sur ce blog, de lire ce billet puis de donner son avis? Aurait-il l'amabilité de me dire si une quelconque de ces trouvailles pharmaceutiques est vraiment efficace?

La seconde raison c'est que je sais quels ravages ces messages vont provoquer dans la population adolescente. Combien de ces jeunes filles, un rien potelées (parfois même pas!) vont-elles se lancer dans des régimes inquiétants? Combien vont aller jusqu'à l'anorexie?

Ces pubs m'énervent car elles placent la femme ronde ou potelée ou pulpeuse dans la catégorie des "pas fréquentables", des "pas belles".

Bien sûr je ne défends pas le surpoids. Bien évidemment je sais que les kilos en trop sont néfastes pour la santé.

Mais je sais aussi que la minceur n'est pas donnée à toutes. Je sais que certaines, dont je suis, quoiqu'elles fassent, resteront toujours un peu trop rondes. Je suis bien placée pour savoir que seuls le sport et une alimentation équilibrée et surveillée sont les seuls vrais moyens de garder une ligne acceptable.

Et donc je sais aussi à quel point c'est difficile de toujours tout mesurer, peser, surveiller!

Pourtant j'affirme que quelques rondeurs peuvent rendre une femme plus belle. Quelques rondeurs c'est aussi un visage qui marque moins, qui ride moins. Les un peu rondes, les potelées, les pulpeuses possèdent souvent un joli décolleté, sont souvent plus souriantes, sont souvent très désirables.

Mais rien n'y fera... je peux continuer à m'énerver. A chaque printemps on stigmatisera les rondeurs. A chaque printemps les diverses et multiples publications féminines, people et autres, nous serviront la même soupe. Celle qui doit nous pousser à maigrir.

lundi 30 mars 2009

L'ïle oubliée!

Une fois n'est pas coutume: ce matin je vais râler...
Mais quel est donc ce sujet qui met mon humeur en ébullition, fait remonter ma tension et provoque cette frappe rageuse sur l'innocent clavier?

Le traitement de certaines informations....

Rien que ça!....

Sais-tu, lecteur, que loin, au Sud, perdu entre l'immense Afrique et celle qu'on appelle l'île -continent*, dans le golfe du Mozambique, se trouve un tout petit bout de caillou français?

363 km2, soit 39 km de long sur 22 de large (et encore! au plus large!!); 186452 habitants (sans doute un peu plus aujourd'hui) dont plus de 60% ont moins de 25 ans.



Ah! Oui, ça fait beaucoup de monde sur un tout petit caillou, formé de deux îles, dont la plus grande prend la forme, pour le poète qui s'y intéresserait, d'un hyppocampe renversé.


Mayotte, car c'est bien d'elle dont je parle ce matin, c'est aussi un lagon magnifique de plus de 1000 km2; c'est la terre d'origine, avec Madagascar, des makis, ces jolis bestioles aux yeux implorants et à la gourmandise insatiable; ce sont des plages où les tortues marines viennent pondre; ce sont les baobabs qui fleurissent encore en juillet.










Mayotte, l'île aux parfums.... L'île où pousse l'ylang-ylang.... Des champs d'ylang-ylangs que Monsieur Guerlain a voulu développer (mais le gouvernement a trouvé moyen de mettre fin à une activité qui risquait de faire connaître et surtout d'enrichir l'île! Un parfum, dont la commercialisation fut éphémère, en naquit sous le nom évocateur de "Mahora").
Ces ylang-ylangs, à mon arrivée, plus riche alors de mes lectures que d'aventures ultra-marines, je les ai pris pour des baobabs tant l'arbre, torturé par les multiples tailles nécessaires à la récolte de ses fleurs étranges, ressemblait au baobab dessiné par Saint-Exupéry dans Le Petit Prince. Une de mes filles avait eu aussi cette réaction quand elle vit les mêmes champs, dans la lueur des phares alors qu'elle venait d'atterrir et que nous regagnions mon chez moi, en brousse.


Mayotte... La vanille, quelques orchidées, des fruits délicieux; mais aussi la baleine mégaptera qui, lorsqu'elle décide de muser entre Petite et Grande terre, force la barge qui mène les voyageurs d'une terre à l'autre à s'arrêter le temps qu'il lui plaît...

Mayotte et ses habitants, bien sûr! Soidri, le gentil qui m'en donna les clés; Fatima qui m'enseigna l'art du récélé; Moncef et son rire moqueur; Nafissata défenseur des droits des femmes; les mamas brochetti... Tous, avec la même gentillesse, la même envie de faire aimer leur île.

"Bon, d'accord, on a compris, Mayotte!... Mais où veux-tu en venir?"

Avec un peu de chance, lecteur, tu as entendu parler du référendum qui s'est tenu là-bas hier.

Avec un peu de chance, le journaliste a précisé que ce scrutin portait sur la départementalisation de l'île.

Avec un peu de chance tu as appris que le statut de 101ème département français serait officiellement mis en place en 2011.

Mais quel journaliste t'a montré autre chose que les bureaux de vote?

Lequel t'a expliqué l'évolution des statuts administratifs de Mayotte, ex collectivité territoriale (statut seulement partagé avec Saint-Pierre-et-Miquelon), passé à celui de collectivité départementale?)

Lequel a pris le temps d'expliquer les chiffres obtenus? (95% et quelques grains de sable de "OUI".)

Voila pourquoi je râle ce matin.

Mayotte est systématiquement "oubliée". Quand on nous rebat les oreilles avec les Antilles; quand on nous propose mille reportages sur La Réunion.... Qui a vu un reportage, un vrai, un beau, sur Mayotte?

Allez, lecteur, tape "Mayotte" dans ton moteur de recherches... Tu vas faire un beau voyage. Et si tu décides de t'envoler grâce à ton écran vers l'île aux parfums, fais-le le soir, vers 18 heures...

Parce qu'à cette heure-là, l'île tout entière embaume l'ylang-ylang....**

*Madagascar, **c'est pourquoi Mayotte a reçu ce surnom d'île aux parfums.





mercredi 11 mars 2009

Le sexe faible...

Il ne fait pas bon être femme.

Ce n’est pas toujours vrai, mais deux événements, un en Italie l’autre au Brésil, montrent que, parfois, être femme pose un vrai problème.

Au Brésil, une fillette de 9 ans, violée par son beau-père, enceinte de jumeaux, a été excommuniée *, ainsi que sa mère et les médecins qui ont pratiqué l’avortement.

Qu’il s’agisse d’un viol ; que la vie de cette gamine soit en danger… Peccadille!

Que cet avortement réponde précisément aux termes de la loi brésilienne… Peccadille!

Le beau-père violait la fillette depuis qu’elle avait 6 ans et faisait subir la même chose à l’autre sœur handicapée.

Mais l’église considère que l’avortement est un acte plus grave que le viol. C’est donc bien la fillette qui se retrouve condamnée.

Bon, certes, condamnée par l’église, ce qui, pour moi, n’a aucune valeur. Mais c’est sûrement une condamnation désastreuse, épouvantable pour cette enfant et sa famille. Dans un pays où la religion prend une telle place, on comprend que le châtiment ne soit pas perçu comme seulement symbolique.

Autre lieu, autre mépris envers les femmes : l’Italie.

Le dérapage de Berlusconi a été peu relayé dans les blogs que je lis.

Le 25 janvier dernier, Berlusconi, répondant à des journalistes sur l’insécurité dans les rues, suite à deux affaires de viol, plaisante !

Selon lui, le viol ne peut être empêché car les Italiennes sont trop belles ! A part les faire accompagner chacune par un soldat, il ne voit pas comment éviter les viols.

Et en France ?

Certes l’avortement est légal.

Certes le violeur est jugé pour crime.

Mais…..

2 femmes meurent chaque semaine sous les coups de leur conjoint dans notre beau pays.

Les salaires des femmes, en France, sont en moyenne 27% inférieur à celui des hommes.

Et ce ne sont que quelques exemples…

Pourquoi ce billet ? Pourquoi ce coup de gueule alors que depuis la naissance de ce blog je t’ai habitué, lecteur, à la légèreté et aux rires ?

Parce que dans le-paradis-où-je-travaille, c’est un combat de chaque jour. Les filles elles-mêmes acceptent les violences physiques et verbales que leur font les garçons.

Elles trouvent normal d'être gardées à la maison parce que le petit frère est malade.

Elles trouvent normal qu'on ne demande jamais ça à leur frère.

Parce que, quoi qu’ils leur fassent, elles refusent toujours de désigner leur agresseur. Par peur, certes, mais souvent aussi parce que « c’est comme ça ! ».

Parce que je considère que ces violences doivent être dénoncées.

Parce que je refuse la banalisation de ces actes.

Parce que c’est trop facile d’avoir des muscles et de se croire dans son bon droit.

Parce que je me sens impuissante fasse à ces paroles et à ces actes. Qu’ils viennent d’un homme politique, d’un homme d’église ou du clampin de base, c’est pareil.

C’est intolérable. Ou ça devrait l’être.

*je corrige en direct, après avoir lu le billet de Koz: la fillette n'est pas excommuniée, seulement sa mère et l'équipe médicale ayant pratiqué l'avortement. Est-ce que ça change quoi que ce soit à mon indignation? Non.