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mardi 23 juin 2009

La Divine Fourchette Rouillée

Tu es un lecteur fidèle et attentif. Tu sais que tu lis les premières lignes du 100ème billet!
Objectif atteint.

Tu as lu tous les commentaires.
Et tu t'interroges sur "la fourchette rouillée" évoquée par le Divin dans sa réponse à mon billet.

Je t'explique.

Contrairement à une certaine rumeur, je ne suis pas jalouse.
Prudente serait plus adapté.

Mets-toi à ma place. Si tu es une lectrice, c'est encore plus facile.
(Encore que... Si tu es une lectrice et que tu te mets à ma place, la fourchette rouillée, tu vas vite comprendre à quoi elle sert!)

La fourchette rouillée est étroitement liée au Héros.
Je dois donc tenter de te décrire cet homme exceptionnel.

Physiquement d'abord.
Tu vois Richard Gere?.... Bon, ben c'est pas ça du tout!
Mon Héros est Beau. Le visage buriné façon aventurier. L'oeil pétillant et malicieux. Rieur.
Il a aussi les vraies qualités du coeur: généreux, attentif à l'autre. Il ne compte pas son temps quand il faut aider.
Il adore le métier qu'il exerce depuis 33 ans.
Le Héros a bien d'autres qualités. Mais d'abord je ne tiens pas à révéler tous mes secrets, ensuite je ne voudrais pas que mes quelques lectrices fidèles se mettent à déprimer....
Je m'arrête donc là, sinon je prends le risque de manquer de fourchettes rouillées!

Avant d'en venir au fait, je dois maintenant expliquer comment j'entretiens un stock de fourchettes rouillées (Il ne s'agit pas de répétitions de la locution "fourchette rouillée", il s'agit de me faire bien entendre et comprendre.... Un petit jeu à la fin de ce billet!)

Depuis 5 ans maintenant, je vis en appart'. Comme j'aime beaucoup les plantes et les fleurs, j'ai toujours eu beaucoup de pots dans mes différents lieux d'habitation.
Or, en bonne jardinière, régulièrement j'aère la terre et j'enlève les mauvaises herbes qui oseraient enlaidir mes plantations.
Pour ce faire, dans un jardin de taille normal, tu emploierais une fourche, non?
Dans un pot de fleurs, pour avoir le même effet, j'emploie de vieilles fourchettes. Ni en argent ni en inox, il s'agit de ces très vieilles fourchettes en ferraille.

De les laisser planter dans la terre des pots, elles ont fini par rouiller.

La fourchette rouillée est donc devenue une arme par destination. (T'as vu Maîtràdunkerque? je cause comme un avocat!) .

Je la brandis, non pas quand je suis jalouse, mais par pure prudence!
Je t'explique!

Lorsque j'ai vu la première bonne femme s'approcher de mon Héros, j'ai eu une pulsion:
lui planter une fourchette rouillée dans la peau.
C'est bien la fourchette rouillée comme arme: non seulement ça fait mal, mais en plus ça file le tétanos!

Avec le temps, j'ai affiné la menace: si tu t'approches du Héros, je te plante une fourchette rouillée dans le ventre. (ça doit être horrible! avec un peu de pas de chance je te colle un tétanos et une septicémie!)
Et si tu t'approches plus près encore, c'est dans l'oeil gauche que je te la plante.
Pourquoi le gauche?

Parce que!...

la Divine, avec son Divin mari, a hébergé mon Héros pendant un mois. J'étais avec eux pendant quelques malheureux dix jours.
A cette époque, les événements ont fait que mon Héros avait la peau dorée du légionnaire retour du désert.
Dans sa tenue de Héros-Grand-Chef-des-Opérations, il était super craquant!... (Et de dos, là carrément, irrésistible!)

Tu comprends que j'ai dû la prévenir la Divine, fallait bien que je la mette en garde!

Maintenant, à Nickelcity, je vais avoir un jardin. Encore plus de place pour mettre des fourchettes à rouiller!

Le petit jeu qui sert à rien et où il n'y a rien à gagner: combien de fois lis-tu "fourchette rouillée" au singulier et au pluriel?

mercredi 17 juin 2009

Le départ du Héros

Ouh la belle soirée!...
Waouh la bonne soirée!...

Hier soir c'était le pot de départ du Héros.
Et le Héros, lecteur, tout le monde l'aime!
Alors, forcément, il y avait du monde. Quelques 131 personnes étaient présentes pour lui souhaiter tout plein de bonnes choses à Nickelcity.

Première partie: Les discours.
Ben oui, il y a eu 2 discours.
En premier, le chef 4 étoiles a dit en quelques minutes comme il aimait bien mon Héros et comme il bossait bien.
Puis le Héros lui-même a pris la parole pour remercier les gens avec qui il a bossé pendant ces 5 ans.
Il a ainsi mis à l'honneur sa secrétaire, une aide précieuse; le Chef de Meute des Copains de Jeux, un Jules, un vrai; 3 amis rencontrés sur un terrain dévasté par le vent.
Et si tu le connaissais, lecteur, tu saurais que c'est un taiseux le Héros. Alors faire un discours, dévoiler ses sentiments, c'est une épreuve pour lui.
Mais là, il a fait ça comme les grands de ce monde.
Que même, tout le monde l'a écouté. (Et je peux te dire que ça c'est un signe. Parce que des discours je m'en suis frappé un paquet et que le silence et l'écoute, c'est loin d'être gagné!)
Le Héros, quand il cause, il le fait pas pour faire juste plaisir. Il pense et pèse chaque mot.
Alors je te raconte pas l'émotion dans sa voix, l'émotion dans ses yeux.

L'émotion, ça creuse et ça donne soif. Même Confucius mangeait et buvait. (Si, si!)
ça tombait bien: il y avait tout ce qu'il fallait sur la table et sur les plateaux qui ont circulé.
Du froid salé, du chaud salé et du sucré...
De toutes les couleurs et de toutes les saveurs.

Les invités sont venus bavarder avec nous. Tous évoquaient un souvenir et le regret de le voir partir...
Beaucoup sont arrivés avec un paquet:
un panier de fruits, des bouquets de fleurs, des compositions de plantes (une certaine que je ne nommerai pas, a même pensé à la composition qui devra être replantée dans le jardin de Nickelcity!), des livres sur notre future région, du vin (Curieux! Aurions-nous laissé penser un moment que nous aimions le vin blanc doux?), du chocolat, un chemin de table en tapisserie flamande et des petits objets souvenirs de toutes sortes.
Cependant, (et que personne ne se vexe, hein!) un cadeau a particulièrement ému le Héros. Aux larmes.
Un livre d'or, signé par un bon nombre de ceux qui ont subi un désastre une nuit d'Août 2008. Le Héros pendant ces 5 semaines n'a fait que son travail. Mais il y a mis tout son coeur et toute son énergie.
Ces mots sur ces pages, c'est le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire.
Aussi, toi qui a eu cette idée géniale, et dont le prénom sera inscrit en bas de ce billet, je te remercie du fond du coeur de l'avoir eu.
Pour mon Héros, c'est un cadeau inestimable qu'il conservera précieusement.

Parmi tous ces gens, peu savent que je tiens ce blog, et ne liront donc pas ces lignes. Je renouvelle mes remerciements malgré tout. Pour le Héros d'abord et aussi pour moi.

Après, quand presque tout le monde a été parti, ne sont restés que quelques proches.
C'est à 10 que nous sommes allés terminer la soirée devant un couscous ou un tajine, au choix.
D'habitude je trouve des surnoms, des alias pour les gens dont je parle. Aujourd'hui ce sont les vrais prénoms que citerais:


Frédo, Brigitte, Stéphane, Aude, Madani, Nabila, Jacques-Louis et Manue
Merci pour cette belle soirée pleine de rires et de bêtises.
Merci pour tous les très bons moments passés ensemble.
Merci pour tous les souvenirs que nous avons en commun.
J'arrête là, je vais me mettre à chialer!...

jeudi 9 avril 2009

Le droit d'aînesse

Plusieurs fois j’ai fait allusion à elle.
J’avais prévu depuis un moment déjà de t’en parler, de te la raconter.
Aujourd’hui je passe à l’acte : je parle de ma grande sœur.

(Alors, toi, justement, ma grande sœur, ne lis pas ces lignes. Elles ne t’apprendront rien que tu ne saches déjà, et, en plus, telle que je te connais, tu vas avoir la larme à l’œil.)

Nous sommes 4 enfants. Elle est l’aînée, je suis la 3ème. Entre nous deux, un garçon et après moi encore une fille.
Tu y es lecteur ? Tu suis ? Elle, Lui, Moi, l’Autre…. Ok ?
5 ans nous séparent. En fait, 6 ans si on se fie aux millésimes, mais elle de fin décembre moi de mi-janvier, ça ne fait que 5 ans.

Elle m’a beaucoup énervée quand j’étais plus petite.
Imagine-toi qu’un jour, à l’école, elle avait appris ce qu’est le « droit d’aînesse ». Alors pendant un moment (en vrai elle a dû se servir de ça quelques jours, quelques semaines au plus, mais quand on est petit, c’est très long !) elle nous a balancé son droit d’aînesse chaque fois qu’elle voulait faire sa loi.

Mais il y avait pire que ça ! Oh ! Oui ! Bien pire !...
(Ahah ! T’aimerais bien que j’aille plus vite, hein ?.... Tuttuttutt.. On ne saute pas de ligne !!)

Le pire pour moi c’est qu’elle était : sage, obéissante, et les cheveux toujours à leur place….

Sage et obéissante : ce n’est pas une vue de l’esprit ! Ma mère n’a pas arrêté de me dire « Ta sœur n’aurait pas fait ceci ! Ta sœur n’aurait pas dit cela ! » et elle me la servait en exemple à tous bouts de champs.
C’est agaçant non ?

Les cheveux toujours à leur place : Ah ! Les longs cheveux raides de ma sœur ! Avant de partir à l’école, elle brossait ses cheveux, les démêlait, puis des deux mains, elle les ramenait en arrière, bien à plat dans son dos. C’était magique….
Plus magique encore quand elle rentrait : pas un cheveu qui n’était pas bien lisse, tombant bien droit sur son dos…. Pas un cheveu n’avait bougé…. Sans barrettes, rien !
Pendant ce temps, ma mère s’acharnait à me faire des nattes (en tirant bien, au démêlage comme au coiffage) qu’elle repliait en « balançoires », ce qui n’empêchaient nullement les friselis de s’échapper et de me faire une tête de folle en moins d’une heure.
C’est agaçant, non ?

Sérieuse, appliquée, quand j’étais toujours à rire et ne rien prendre au sérieux.
Longue, mince, sportive….
Adolescente, je l’ai énormément admirée, moi la boulotte aux cheveux toujours en bataille.

Son amour fut, dès le début, béni des Dieux… d’un au moins… Il était enfant de chœur (son amoureux, pas dieu !) … Sa foi s’en trouva renforcée, et aller à la messe le dimanche n’était plus si casse-pieds.

L’enfant de chœur devint un charmant jeune homme, un étudiant….
Ah ! Tu ne peux savoir lecteur ce que ce terme signifiait chez nous…. Porteur de tous les maux de la société de l’époque… La chienlit… Et ses cheveux longs !... (enfin, pas si longs en vrai, mais beaucoup trop pour mon père !)

Un jour de septembre, ils s’épousèrent.
Un jour d’avril, ils eurent une première fille.
Un jour de décembre un garçon montra le bout de son né.
La dernière attendit que l’an neuf soit fêté pour arriver à son tour (Même pas la bonne idée de filer un coup pouce à ses parents question impôts !).

Plus de 30 ans après, ils sont toujours ensemble.
Leur aînée leur a fait cadeau d’une petite-fille, et leur promet un autre petit pour la fin de l’été. Le second est devenu le papa d’une pépette.
La 3ème assure dans un grand hebdomadaire national….

J’exerce le même métier qu’elle.
Et j’ose dire fort, et écrire à la face du monde (quasiment) que le jour où je me sentirai aussi efficace qu’elle, ce jour-là, lecteur, je serai une vraie bonne prof !

Pour autant, je ne voudrais pas t’illusionner, lecteur, et comme il n’est pas question ici de lui dresser un trône en or massif, je vais tout de même casser un peu le mythe.

Le Héros, arrivé tardivement dans ma vie, ne connaissait pas ma sœur (ni ma mère, ni mon père, ni mon frère, ni ….)
Je lui parlais d’elle avec toute mon admiration, lui répétant souvent comme je la trouvais belle.Or, sa fille, (à ma sœur ! faut suivre dis donc !) ma filleule vint à se marier. Le Héros et moi étions invités.

Un rien inquiétant de présenter l’homme de sa deuxième vie à toute sa famille d’un seul coup réunie pour un mariage… Je ne le sentais pas bien ce moment…
C’est pourquoi nous sommes arrivés chez elle la veille au soir.

Rappelle-toi lecteur, que je disais au Héros combien ma sœur était belle… Et que le Héros, se fiant à moi, se préparait à rencontrer la plus belle femme du monde !

Oui, mais ma sœur, elle est modeste, et ce jour-là, elle avait décidé de descendre du piédestal sur lequel elle ne savait pas que je l’avais placée…

Quand nous entrâmes dans sa belle demeure, elle était de dos, dans sa cuisine.

Pas coiffée.

En pantoufles de peluche rosâtres qui avait connu des jours meilleurs, un peu avachies (les pantoufles !).

Vêtue d’un peignoir aux couleurs indéfinissables….

Une minerve autour du cou….

Tu imagines sans peine la tête du Héros !!

Sans doute ne voulait-elle pas que le Héros la prit pour une princesse…

Ce qu’elle redevint dès le lendemain quand elle apparut, fraîche, coiffée, chaussée et habillée pour tenir dignement et bellement le rôle de la mère de la mariée !
Le jour du mariage elle avait repris sa juste place !

Plein d’autres souvenirs : dans une colo où elle travaillait ; sa trouille juste avant son départ pour un voyage vers les USA, en avion, (ce soir-là, à la télé passait justement « 747 en détresse»), un repas et l’évocation de notre enfance à cause d’une compote de pommes, son goût prononcé pour la salade de pommes de terre, etc.

Mais ce serait trop long....

Je tenais à te la raconter, ma sœur, lecteur. Nous vivons à des centaines de kilomètres l’une de l’autre. Nous arrivons à nous voir une fois par an, guère plus. Mais il ne se passe pas une semaine sans que nous nous parlions au téléphone.

Elle tient vraiment une place importante dans ma vie.

Elle est le pilier de la famille.

Et je l’en remercie.

Parce que dans la vraie je n’oserai jamais lui dire tout ça… (Dans la famille, on n'est pas du genre à se faire des déclarations d'amour... je suis sûre qu'on le regrettera quand il sera trop tard!)

(Alors je préviens : je parle de TOI, pas de moi. Non, tu n’as pas le droit d’évoquer dans les coms ma nuit sur ton paillasson et celui de ton voisin ; non tu ne peux pas raconter non plus comment je tentais (vainement) d’échapper à la corvée d’essuyage de la vaisselle….je m’en chargerai, un jour.)

Edit: dans les commentaires, tu noteras, lecteur, que ma soeur est émotive... Au point d'envoyer 2 fois le même message... N'a pas supporté tous ces souvenirs, toutes ses révélations....

Mais aussi, elle ne sait pas lire la consigne: je la prévenais en début de billet de ne pas lire....

Sois indulgent avec elle, lecteur.... Il te sera breaucoup pardonné si tu sais l'être!



mercredi 8 avril 2009

A retardement

Une super grosse et belle émotion ce matin.


Non, je ne ris pas.
Non, je ne ferai pas dans l'humour.


Toi en revanche, lecteur, tu vas pouvoir te gausser à loisirs!


Ce blog existe depuis le 12 février. Le croiras-tu?.... Je suis incapable de comprendre comment être avertie des coms qui sont laissés.
(Oui! Y en a!)


Ce matin, je trainaille. Et je reviens en arrière...

Je relis des billets anciens.

Me voila au billet du 8 mars.

C'est là que l'émotion me submerge.


Le dernier commentaire, je ne l'avais pas vu!


En début de lecture je l'ai attribué à Manue. Les dernières lignes me confortait dans cette idée.


Et je lis la signature: La dame de l'île Loin-Loin.....


Je sais bien que c'est son frère qui lui a signalé mon billet.

Je n'imaginais même pas qu'elle commenterai.....


Toutes mes excuses Dame de l'île Loin-Loin.


En guise de salut et de respect je mets ton commentaire ici.

DES FLEURS QUI FONT "MALES"...

Je te remercie d’avoir pensé à moi. Crois-moi, j’en suis émue.

Pour ce qui est de la journée mondiale de la femme, mon vœu le plus cher est que cette journée disparaisse parce que franchement cela voudra dire tout simplement qu’on aura atteint l’égalité entre les femmes et les hommes.

Rêve utopique, diront certains, mais après tout dirait Eleanor ROOSEVELT, une femme, « le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves ».

J’y crois ! Et un seul mot me vient en tête : PERSEVERANCE, Car le combat pour l’égalité est un processus de longue haleine, une longue marche à faire pour faire évoluer les choses ! On ne doit pas se résigner pour plusieurs raisons :

- Pourquoi devrait-on admettre que les femmes qui représentent la moitié de la population mondiale soient exclues des sphères décisionnelles de tout ordre , que les grandes décisions soient prises par des hommes pour elles ? En effet, elles ne représenteraient par exemple que moins de 16% des parlementaires du monde.

- Pourquoi seraient-elles privées d’instruction par le simple fait qu’elles sont femmes ? Elles constituent 2/3 des illettrés du monde.

- Pourquoi devrait-on accepter et tolérer qu’en France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son mari ou de son compagnon ? Ou pendant combien de temps encore, on entendra certains dire que « ma femme, c’est ma femme, j’en fais ce que je veux : Si, je veux la corriger, c’est mon droit ! »

Il y a tant d’autres enjeux qui méritent que l’on se batte ! Alors, pour ceux qui offrent des fleurs à une femme, à l’occasion de cette journée parce que c’est la journée de la femme on doit leur dire que , oui, nous désirons avoir des fleurs, mais des fleurs qui ne se fanent pas et non des fleurs qui font « mâle ».

Je rends hommage à toutes les femmes du monde pour leur courage, pour la vie qu’elles donnent en mettant au monde des enfants et en les élevant ainsi que pour les efforts qu’elles font au quotidien pour que ce monde devienne tout simplement meilleur !

Une pensée particulière pour la mienne, qu’elle repose en paix, pour m’avoir donné la vie et fait de moi ce que je suis.

La dame de l’île loin-loin……